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Informations NTIC Ils ont abandonné Linux
Je dirais que la principale raison qui m'a fait quitter Linux, c'est le manque de vision globale, de cohérence, d'homogénéité sur tout ce qui touche de près ou de loin à l'environnement de bureau sous Linux. Autant, je trouvais cela amusant au début, autant maintenant je vois cela comme un boulet qui sera de plus en plus lourd à traîner, et empêchera Linux de sortir de certaines niches (serveur notamment). La fameuse diversité tant choyée par les aficionados du libre est à mon sens une lame à double tranchant. Autant au niveau applicatif, cela permet d'avoir une multitude d'applications répondant aux besoins des plus excentriques, autant au niveau des fondations du système, cela tue l'innovation et décourage beaucoup trop de monde. KDE, Gnome, E17... quel programmeur assez motivé pourrait proposer une application qui s'intègre bien sur ces environnements de bureau (bien évidemment incompatibles). Un autre détail que le monde Open Source ne veut pas entendre, c'est la compatibilité binaire. Clairement, tous les développeurs de bibliothèques ne s'en soucient guère. Soit, je reconnais que ce n'est pas évident du tout à garantir, cela oblige à faire certains "hack", pas toujours dans l'éthique du développeur. Sauf que "grâce" à cette position butée, chaque grande famille de distribution en est à refaire ses propres packages. Quel gâchis incroyable !
![]() J'ai tout basculé de Windows 98 vers une Mandrake 7 de Linux. Déjà, l'installation classique de Gnome ne marchait pas correctement. Des fichiers Bin recherchaient des répertoires qui n'existaient de toutes façons pas. L'installation même du logiciel était donc fautive. Hormis cette étape, je n'ai pas trop eu de soucis à l'installation des autres logiciels, ni pour la reconnaissance de mon matériel. Cependant, quand j'ai voulu utiliser l'émulation Wine pour conserver certains logiciels Windows sous Linux, je n'ai jamais réussi à la paramétrer. C'était vraiment opaque et les aides sur les groupes de discussion se mettaient toujours sur la défensive. Il y avait une agressivité chez ces personnes que j'ai trouvée très désagréable. J'utilise toujours ForteAgent pour les newsgroup, et Eudora. J'essayerai à nouveau peut-être Linux d'ici deux ans mais, en attendant, j'utilise Windows XP. L'informatique est pour moi un outil, pas une fin en soi.
Mon problème a surtout porté sur la configuration des connexions Internet. Pour l'installation de programmes, c'est aussi un peu différent de Windows et du coup, je me suis senti perdu. L'installation de la distribution en elle-même s'est par contre bien passée. Je voulais installer une connexion Wanadoo avec une carte 3G. Il fallait aller dans les configurations avancées sous Linux alors que sous Windows, j'ai des CD d'installation du matériel. Je n'ai pas trop compris comment il fallait faire et je n'ai pas non plus insisté. Au bout d'un moment, on pense à la perte de temps, sachant que pas mal de programmes que j'utilisais n'était pas compatibles, comme Dreamweaver. Il manque peut-être plus de simplicité dans l'installation et la configuration des programmes. Peut-être même que c'est très simple mais on a des repères qui font que, lorsque j'ai décidé de basculer sous Linux, je me suis senti perdu. Je serais prêt à changer pour Linux car j'en vois les avantages, mais pour ceux qui ont des repères depuis des années sous Windows, je ne sais pas s'ils seront prêt à changer. LE BILANLa plupart des critiques soulevées quant à l'utilisation de Linux portent sur sa complexité. Une complexité liée à l'installation des logiciels, au paramétrage et à la reconnaissance du matériel ou encore la compilation de code source. A noter que la plupart des témoignages d'utilisateurs ayant abandonné Linux l'ont utilisé coté poste client, et non coté serveur. ![]() La documentation et l'aide ne sont pas non plus toujours fournies de manière triviale (documentation papier) ou par des étapes schématisées pas à pas. Pourtant, ce sont les utilisateurs les moins habitués à l'informatique et au monde Windows qui migrent le plus facilement sous Linux. Les habitués de Windows se sentent en revanche rapidement perdus et ont souvent besoin d'aide. Reste que pour les entreprises, un déploiement de masse d'images disques pré-formatées est envisageable. La plupart des domaines de l'informatique bureautique sont aujourd'hui couverts par les logiciels libres mais nécessitent une formation préalable des utilisateurs ainsi qu'un accompagnement. Les applications métiers, elles, peuvent migrer un temps sur un serveur dédié.
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