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Publication :
CYBERHAL ®
Responsable édito :
P.GUINBERTEAU
Droits réservés :
MEDIASITES ®
Date de création :
10/07/2005
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L'Interview du mois

 Le PageRank Google...

Quels sont les différents critères pris en compte par le célèbre moteur de recherche pour classer les sites Web ? Comprendre pour mieux être référencé. 

12 Décembre 2005 Si les algorithmes internes de Google sont secrets et complexes, il est possible de discerner certains comportements, et en les prenant en compte, d'assurer une meilleure visibilité à ses pages Web. Voici quelques exemples.

La base fondamentale du fonctionnement de Google est le lien, tant entrant que sortant. À partir du nombre de liens pointant vers un site ou une page, Google peut établir l'importance de la cible, et donc lui accorder une certaine confiance. Plus un site sera lié, plus il sera considéré comme une référence, et sera donc mis en valeur par rapport à d'autres.
Cette confiance que créé le lien se diffuse ensuite : si un site très lié pointe vers un autre site, le lien qu'il créé aura plus de poids, ou d'importance, que s'il émanait d'un autre site, disposant de moins de "capital confiance". En parcourant le Web de lien à lien et de page à page, le GoogleBot, chargé de récupérer les pages, construit la toile et stocke le contenu textuel dans le cache de Google, pour analyse.

En analysant le contenu textuel des pages, les ordinateurs de Google tentent d'en extraire la substantifique moelle : des mots-clefs. Ces mots-clefs sont indexés dans une base de données monumentale, parcourue par la requête de l'utilisateur. L'ensemble du texte est trié et classé, sauf les mots trop courants. Cette phase est très importante, montre ici encore l'attachement de Google aux fondations du Web : un site purement textuel aura plus de chance d'être crédible et bien indexé, qu'un site équivalent entièrement réalisé en Flash, ou uniquement disponible en PDF.

La relation d'une recherche à une page se fait ensuite non seulement par le poids de la page et les mots-clefs qu'elle contient, mais également par son titre et la manière dont le site est lié. Il est en effet facile de montre que le texte décrivant un lien a sa part dans la recherche : une simple requête contenant "cliquez ici" donnera les pages de téléchargements de certains plugins très liés avec ce descriptif, même si les pages elles-mêmes ne contiennent pas les mots de la requête.

De la même manière, si les mots de la requête ou le titre de la page apparaissent dans l'URL - idéalement, séparés par des tirets plutôt qu'avec tous les mots liés, les chances pour cette page d'être bien placée sont plus fortes que si l'URL était d'une forme moins explicite :
(comme exemple.com/index.php?id=48
ou exemple.org/lmksdf45s1dg).

Enfin, tout comme les sources d'informations de la vie réelle (journaux, magazines...), Google prend en compte la fraîcheur d'une page, et son rythme de mise à jour. Ainsi, un site "vitrine" qui n'a pas changé depuis plusieurs mois aura toujours moins de poids pour Google qu'un site dynamique mis à jour régulièrement. C'est la raison pour laquelle les weblogs peuvent avoir un placement si élevé pour certaines requêtes, face aux sites légitimes mais plus rarement mis à jour des entreprises dont ils discutent.

S'ajoutent à cela certaines règles de bon sens, comme par exemple accorder plus de confiance aux noms de domaines déposé pour plusieurs années - car les sites de spam ne sont généralement enregistrés que pour une année -, ou la vitesse à laquelle un site se remplit de liens - si l'ajout est trop rapide, il s'agit probablement d'une ferme à liens, donc d'un spammeur. Ces règles sont changeantes dans leur importance, et de nouvelles peuvent apparaître aussi rapidement qu'elles disparaissent.

Le PageRank d'un site, c'est-à-dire son poids dans l'index de Google, dépend donc non seulement de la qualité du contenu d'un site, mais aussi, par extension, de celle des sites qui le lient. Le PageRank correspond donc à un ensemble de vases communicants travaillant avec la crédibilité de chacun, de manière à former un cercle de confiance très large, et aussi éthique que possible.

Article de : Xavier Borderie, JDN Développeurs

 Le fonctionnement du W3C

Initiateur des évolutions XML, XHTML, CSS, SVG et bien d'autres encore, le World Wide Web Consortium régit les technologies du Web. Présentation de son organisation et de ses processus. 

21 Juin 2005 Fondé en 1994 par Tim Berners-Lee, le W3C est la culmination du travail de son fondateur dans le cadre de l'accessibilité du réseau par tous. Déjà créateur du premier navigateur et du premier serveur Web, Berners-Lee a mis en place le consortium dans l'objectif d'établir des standards afin de "mener le Web à son plein potentiel" et "assurer sa croissance à long terme".

Pour ce faire, le W3C publie de nombreux documents techniques - appelés "Recommandations". Ceux-ci sont rédigés par un représentant de chaque entreprise intéressée dans la création d'une spécification précise, validés par les membres du W3C et ses partenaires pour s'assurer d'une compatibilité entre les différents documents, et publiés dans le domaine public pour que les implémentations voient le jour sur le plus grand nombre de plates-formes possible.

Les membres
Le W3C est avant tout un forum d'idées. Par ses nombreuses mailing-listes et ses relations avec les principales entreprises technologiques, le consortium offre un endroit où échanger les points de vue. Ces échanges sont ensuite normalisés dans des notes techniques sur une technologie, et peuvent évoluer, selon le besoin, vers une nouvelle recommandation, ou une mise à jour d'une recommandation.

Les membres du W3C sont les entreprises qui participent au développement de documents, mais également les laboratoires de recherche ou même les gouvernements interessés par l'évolution du Web. A l'heure actuelle, il y a plus de 380 membres, parmi lesquels Microsoft, AOL, France Télécom, Sun... Un membre ne peut avoir plus d'un représentant au sein du W3C.

Evolution d'un document
Des notes techniques sont proposées à l'occasion de sessions de travail, ou simplement proposées directement par des membres (comme le récent WebForms 2.0 du WHAT WG). L'évolution du document suit ensuite une série de validations, d'appels à relecture et de modifications qui, à terme, doivent mener à une première recommandation - dans le meilleur des cas. L'ensemble du processus peut durer plusieurs années.

Le W3C définit 5 étapes de progression/maturation pour un document :

1) Première version de travail (Working Draft)
Cette première version est destinée à lancer les travaux, et à éveiller l'intérêt de la communauté et du public.

2) L'annonce de dernier appel (Last Call)
Dès que l'équipe travaillant sur le document estime avoir rempli les objectifs de celui-ci, et que les autres groupes ont pris le temps de le parcourir afin de s'assurer qu'il est apte à se développer de manière interopérable, celui-ci passe en dernier appel afin que les acteurs tiers puissent émettre un avis, ce qui permet d'éviter les obstacles bloquants. Le plus souvent, le document est accepté par la communauté, et le groupe de travail peut le passer à l'étape de maturation supérieure.

3) La recommandation candidate
Le document est stable est prêt à être mis en oeuvre. Cette étape appelle les acteurs de la communauté à lancer des implémentations de la spécification, et à faire connaître leurs problèmes d'implémentation.

4) La recommandation proposée
Tous les points de la spécification ont été implémentés au moins une fois avec succés - et préférablement deux fois, de manière interopérable. La différence entre une recommandation proposée et une recommandation tient dans la validation finale et obligatoire du directeur du W3C.

5) La recommandation
Cette recommandation se fait suite à une proposition de recommandation, celle-ci ne pouvant se faire qu'avec la démonstration de l'existence de deux mises en oeuvre interopérables du document technique. En clair, il ne peut y avoir de recommandation sans au moins deux implémentations fonctionnelles, et l'accord des directeurs du W3C.
Tous les documents ne passent pas par toutes ces étapes : il est possible d'aller en arrière en cas de problème majeur dans la spécification, ou même de mettre fin aux travaux et laisser le document en l'état.

Reste que ces documents ne sont pas des standards ou normes à part entière, mais des "ententes". Les spécifications du W3C ne sont en rien des contrats avec obligations légales et attaque en cas de non-respect, simplement le résultat de discussions, de consensus et de mise à plat. Il revient ensuite aux grands acteurs de mettre ces ententes en application, ce qui en fera des standards de fait.

Article de : Xavier Borderie, JDN Développeurs

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