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Cyber café : philosophie
Microsoft, vaste société, vaste sujet. La firme que par-dessus tout on aime détester, est une cible de choix pour bon nombre de personnes, et vu l'ampleur de la cible, il y a nécessairement de la place pour tout le monde. Partant du constat que Microsoft est résolument partout mais que la firme est également sauvagement attaquée de toutes parts pour des raisons aussi bien techniques qu'idéologiques (certains diront « politiques »), InfoWorld est allé poser une question intéressante à une multitude de personnes : que se passerait-il si Microsoft disparaissait demain ? Pour Tony Meadow, Président de l'éditeur indépendant Bear River Associates, la réponse est claire : « Au début, la panique dans les rues. » Bien que l'expression ne soit pas à prendre au pied de la lettre, elle est intéressante dans la mesure où d'un point de vue global, la disparition de Microsoft occasionnerait des dégâts considérables à l'économie. Les standards « de facto » établis après toutes ces années devraient être complètement revus et de nouvelles batailles viendraient complètement chambouler le monde logiciel. A l'échelle mondiale, certains reflexes commencent à peine a être acquis. Par exemple, l'association de Word avec les termes « courrier » et « texte » a mis des années être intégrée. Avec la démocratisation de l'informatisation, la plupart des gens savent maintenant de quoi il en retourne. Si l'on considère le temps qu'il faut avec des outils aussi communs, que se passerait-il si l'on supprimait dès demain la suite Office ? Il faut supposer que certaines suites, notamment OpenOffice, récupèreraient les parts de marché laissées vacantes. Il faudrait cependant plutôt compter sur des suites payantes telles que StarOffice de Sun pour reprendre le flambeau, car supprimer Office ne reviendrait certes pas automatiquement à disséminer des logiciels gratuits et open source aux quatre coins de la planète. La place serait alors à prendre et beaucoup se battraient pour l'avoir. On ne peut pas réellement parler de standardisation dans la mesure où Microsoft en est là en grande partie grâce à un certain savoir faire commercial, et non par la bénédiction d'organismes tels que l'ISO, l'OASIS ou l'ECMA (du moins pour la majorité). Il est intéressant toutefois de se demander ce qui se passerait également si on éliminait Microsoft pour y mettre à place une autre société. Qui a dit Apple ? Il apparaît selon les personnes interrogées qu'il y aurait beaucoup de mauvais, mais également beaucoup de bon. D'un jour à l'autre, 95% des éditeurs de logiciels travailleraient pour une plateforme qui n'existerait plus. D'un autre point de vue, la quasi-totalité des vers, virus et autres malwares n'auraient plus aucun terrain de jeu, du moins pour un temps. Certains ont estimé également qu'on verrait là l'opportunité de voir d'autres systèmes d'exploitation faire face à des parts de marché à deux chiffres, ainsi que les réactions des développeurs si l'univers des pirates s'acharnait contre eux. Beaucoup ont parlé principalement de compétition. La disparition de Microsoft provoquerait sans doute un déferlement de nouveautés logicielles. D'un autre côté, il est probable qu'aucune société n'arriverait à se hisser aujourd'hui au rang de Microsoft pour ce qui est du parc installé. Si la firme de Redmond est du genre envahissante, elle joue également un certain rôle de base technique sur laquelle tout un secteur peut travailler. L'auteur de l'article d'InfoWorld termine d'ailleurs en précisant que si Microsoft n'existait pas, il faudrait probablement l'inventer. Mercredi 24 mai 2006, rédigé par Vincent Hermann
Les procès articulés autour des droits de la propriété intellectuelle vont-ils de plus en plus remplir les colonnes des gazettes judiciaires ? On peut le craindre. Et c'est cette fois Mozilla et Firefox qui sont en cause. Un regroupement de plusieurs dizaines d'importants sites Web professionnels, de secteurs d'activités très variés (informatique, presse en ligne, voyages, petites annonces et Webmail, principalement) "dénonce les possibilités des navigateurs Firefox et de la suite Mozilla". Les responsables respectifs de ces grands sites estiment, l'oeil vissé sur le Code de la propriété intellectuelle, que « [ces] navigateurs violent les propriétés intellectuelles des sites Web en modifiant grandement leurs caractéristiques propres. Or ils sont le fruit d'heures de développement, ainsi totalement détournées et bafouées au mépris des droits les plus élémentaires ». A l'index de ces critiques, la violation des "formats" prétendument protégés, dont voici la liste :
Le texte laisse présager une rude bataille : « on assiste avec ces outils issus d'un univers de développement non-industriel, à la remise en cause des créations techniques et artistiques du Web. Cette atteinte aux formats des sites constitue un acte grave nécessitant des actions fortes, de communication et de justice. » |
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